Avec ce nouvel article, nous envisagions initialement de passer en revue les différentes couleurs de l’Orpington. Nous avons finalement choisi d’aborder d’abord les fondations, la charpente et les murs, avant de nous intéresser à la couleur des papiers peints.
Avant la couleur, la structure
Il ne sert à rien de discuter de la teinte des rideaux lorsque les murs ne sont pas encore montés. Comme tout bon éleveur vous le dira, trois éléments sont primordiaux chez l’Orpington : le type, le type et encore le type. À quoi bon obtenir une belle couleur si l’animal ne ressemble à tout et n’importe quoi, sauf à une Orpington ?
Il convient également d’éviter, autant que possible, les croisements entre Orpingtons et d’autres races sous prétexte d’améliorer tel ou tel point. Nous disposons déjà d’un réservoir important de variétés et donc de gènes permettant d’améliorer certaines caractéristiques sans prendre le risque de détériorer le type, qui constitue la base même du travail de sélection.
Il ne faut pas perdre de vue qu’éliminer un gène n’est jamais simple, en particulier lorsqu’il est dominant. Les croisements avec d’autres races introduisent un grand nombre de gènes supplémentaires, compliquant considérablement le travail du sélectionneur. La prudence est donc de mise dans ce domaine : n’est pas alchimiste qui veut.

Revenir au standard : que dit-il exactement ?
Avant toute réflexion sur la couleur, il est indispensable de revenir au standard officiel et de s’y référer strictement.
Le coq Orpington
La peau est blanche. Les tarses sont de longueur moyenne, forts, sans duvet, partiellement cachés par les bouffants, et de couleur conforme à la variété. En principe, ce point ne devrait poser aucun problème, mais il arrive encore de rencontrer des sujets aux tarses jaunes ou présentant des plumes aux pattes, signes probables de croisements anciens avec des races telles que le Cochin ou le Brahma.
Le corps est porté droit, massif, avec une largeur et une profondeur presque égales à la longueur. En résumé, la silhouette doit évoquer un cube. Cette forme est un repère fondamental qu’il faut garder en tête en permanence lors de la sélection.
La tête est petite et bien arrondie. Cette rondeur est essentielle. On observe encore, dans certaines variétés, des têtes au profil dit « rapace », peu harmonieuses et clairement non conformes au standard de l’Orpington.
La crête est simple, droite, de taille moyenne, composée de cinq à six dents bien formées. Un défaut fréquemment rencontré est une crête excessivement développée. L’alimentation peut accentuer ce défaut, mais une sélection inadéquate en est généralement la cause principale.
Les barbillons sont de taille moyenne, arrondis et rouges. Les mêmes remarques s’appliquent que pour la crête. Les oreillons sont également de taille moyenne et rouges ; la présence d’oreillons blancs constitue un défaut éliminatoire.
La face présente une texture fine. Les yeux sont grands, brillants, avec un iris dont la couleur dépend de la variété. Le bec est fort, peu recourbé, et de couleur conforme à la variété.
Le cou est légèrement arqué et bien garni d’un camail abondant. Le dos est très large et plat, donnant une impression de brièveté en raison du camail et de la ligne concave remontant vers la selle richement emplumée. Cette ligne doit être continue, de la base du camail jusqu’à la queue.
La poitrine est large, profonde, bien arrondie et fortement développée. L’abdomen est également bien développé et bien emplumé. Les ailes sont petites et bien serrées au corps.
La queue est courte et large, garnie de nombreuses petites faucilles, formant un ensemble bien arrondi jusqu’à l’abdomen. Les cuisses sont puissantes et largement dissimulées dans les plumes duveteuses des bouffants. Les tarses, déjà décrits, doivent rester visibles sans excès et exempts de duvet.
La poule Orpington
La poule présente globalement les mêmes caractéristiques morphologiques que le coq. On apprécie tout particulièrement les formes arrondies du corps, avec une harmonie entre la hauteur, la longueur et la largeur.
La crête est petite et droite. La queue est courte et étagée, presque entièrement recouverte par les plumes de la selle. Celle-ci doit être bien fournie et arrondie, avec un point culminant situé avant l’extrémité de la queue.
On observe de plus en plus fréquemment des Orpingtons présentant une queue excessivement ronde, évoquant un gros pompon. Il s’agit d’un défaut, ou à tout le moins d’une dérive de sélection, qu’il convient de surveiller attentivement.
