Il est toujours instructif dâobserver les pratiques du passĂ© pour comprendre la situation actuelle. Si cette dĂ©marche est pertinente dans de nombreux domaines de notre quotidien, elle lâest tout autant lorsquâil sâagit de la volaille Orpington et de lâĂ©volution de son standard.
Ce document original, issu du Journal des Ă©leveurs et publiĂ© aux alentours de 1900, reprĂ©sente un coq et une poule de la race Orpington dâorigine anglaise. Il permet de visualiser de maniĂšre concrĂšte ce Ă quoi ressemblait lâOrpington Ă ses dĂ©buts. Il rappelle Ă©galement lâorigine composite de la race, issue de croisements entre la Minorque noire, originaire dâEspagne, et la Plymouth Rock, originaire des Ătats-Unis. Les sujets obtenus ont ensuite Ă©tĂ© croisĂ©s avec la race Croad Langshan, originaire de Chine, afin de fixer certaines caractĂ©ristiques morphologiques et productives.
Le type de lâOrpington Ă la fin du XIXá” siĂšcle diffĂšre sensiblement de celui que nous connaissons aujourdâhui. Les volailles Ă©taient nettement plus Ă©lancĂ©es et ne prĂ©sentaient pas le volume de plumage ni lâaspect bouffant devenus caractĂ©ristiques du standard moderne. LâĂ©lĂ©ment le plus surprenant reste sans doute la forme de la crĂȘte telle quâelle apparaĂźt sur cette reprĂ©sentation ancienne, trĂšs Ă©loignĂ©e des attentes actuelles.
LâAustralorp, autre race dĂ©veloppĂ©e en Australie, correspond en rĂ©alitĂ© aux premiĂšres Orpingtons exportĂ©es par William Cook vers ce pays. Les Ă©leveurs australiens ont conservĂ©, Ă quelques dĂ©tails prĂšs, le type originel de lâOrpington jusquâĂ aujourdâhui. Les sujets figurant sur ce document ancien en tĂ©moignent clairement, en particulier lorsquâon les compare Ă lâAustralorp moderne, qui reste trĂšs proche de ce modĂšle historique.


