Mrs William Cook, vous avez dit Orpington ?

DerniĂšre mise Ă  jour : 18 Jan 2026

Il est toujours instructif d’observer les pratiques du passĂ© pour comprendre la situation actuelle. Si cette dĂ©marche est pertinente dans de nombreux domaines de notre quotidien, elle l’est tout autant lorsqu’il s’agit de la volaille Orpington et de l’évolution de son standard.

Ce document original, issu du Journal des Ă©leveurs et publiĂ© aux alentours de 1900, reprĂ©sente un coq et une poule de la race Orpington d’origine anglaise. Il permet de visualiser de maniĂšre concrĂšte ce Ă  quoi ressemblait l’Orpington Ă  ses dĂ©buts. Il rappelle Ă©galement l’origine composite de la race, issue de croisements entre la Minorque noire, originaire d’Espagne, et la Plymouth Rock, originaire des États-Unis. Les sujets obtenus ont ensuite Ă©tĂ© croisĂ©s avec la race Croad Langshan, originaire de Chine, afin de fixer certaines caractĂ©ristiques morphologiques et productives.

Le type de l’Orpington Ă  la fin du XIXᔉ siĂšcle diffĂšre sensiblement de celui que nous connaissons aujourd’hui. Les volailles Ă©taient nettement plus Ă©lancĂ©es et ne prĂ©sentaient pas le volume de plumage ni l’aspect bouffant devenus caractĂ©ristiques du standard moderne. L’élĂ©ment le plus surprenant reste sans doute la forme de la crĂȘte telle qu’elle apparaĂźt sur cette reprĂ©sentation ancienne, trĂšs Ă©loignĂ©e des attentes actuelles.

L’Australorp, autre race dĂ©veloppĂ©e en Australie, correspond en rĂ©alitĂ© aux premiĂšres Orpingtons exportĂ©es par William Cook vers ce pays. Les Ă©leveurs australiens ont conservĂ©, Ă  quelques dĂ©tails prĂšs, le type originel de l’Orpington jusqu’à aujourd’hui. Les sujets figurant sur ce document ancien en tĂ©moignent clairement, en particulier lorsqu’on les compare Ă  l’Australorp moderne, qui reste trĂšs proche de ce modĂšle historique.

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